Auteur/autrice : journal-decoder

Nature and relationships of Sahelanthropus tchadensis

A cranium (a skull without the mandible) of the Sahelanthropus tchadensis species was found in Toros-Menalla, Chad. It was deformed but the discoverers proposed that it belonged to a hominin. In 2001, they found at the same place a part of a very damaged femur, eaten by carnivores. After studies in 2004, the femur seemed to belong to a primate and so it was concluded parsimoniously that it probably belonged to the same species. In this article, this femur is studied to determine if it, and thus the cranium, come from a hominid (that is, if it belonged to a lineage before the shared ancestor with chimpanzees/bonobos) or a hominin (the “human family” after the common ancestor with chimpanzees/bonobos). Morphological and biomechanical features associated with bipedalism were studied to determine if the femur belonged to a habitual biped, and so to a hominin.
This study compared the femur of S. tchadensis to another primitive potential hominin from Kenya (Orrorin tugenensis) and concluded that they had different locomotion modes and didn’t belong to the same species. This study also concluded that S. tchadensis was probably not a habitual biped and so was likely to be a hominid rather than a hominin. Nevertheless, more material from this species (more numerous and better-preserved fossils from other body parts) is needed to do more comprehensive studies to have a more confidence in the results of this study and its hypotheses on this issue.

Estimation des flux de plastiques transitant en Seine : quelles méthodes pour quels résultats ?

Les activités humaines génèrent d’importantes quantités de déchets dont 8 à 15% de plastiques. Ils s’accumulent pour des centaines d’années, surtout dans les fonds marins et sur des iles isolées, après avoir parcouru des milliers de kilomètres à raison de 1 à 10 millions de tonnes par an. La protection des écosystèmes marins passe donc par la compréhension des transferts de plastiques des continents vers les océans.

Les transferts d’azote souterrain : le chêne facilite la croissance de la molinie

Le chêne (Quercus petraea cicontre) est l’arbre le plus répandu dans la forêt française mais il est confronté à de rudes épreuves comme l’herbivorie, l’abroutissement,… et il y a aussi certaines plantes qui sont en compétition avec le chêne comme la molinie bleue qui forme des tapis denses dans la forêt. Le problème n’est pourtant pas la densité de cette plante mais plutôt le fait qu’elle capte l’azote présent dans le sol, cet azote étant un nutriment essentiel pour la bonne croissance des chênes.
Des chercheurs ont également démontré que la bonne croissance de la molinie était facilitée par la présence des chênes.

L’histoire de la propagation des renouées du Japon en France

Dans l’article, publié en Anglais, on apprend que les renouées du Japon sont des plantes originaires d’Asie, importées en Europe par l’être humain au 19ème siècle. Comme deux espèces différentes ont été introduites, elles se sont hybridées à l’insu de l’homme, donnant naissance à une troisième espèce. Elles se sont ainsi propagées de façon rapide et incontrôlée dans une grande partie de l’Europe, et en France en particulier, se développant de façon invasive dans les écosystèmes. L’étude de la renouée du Japon permet de mieux connaître son histoire évolutive et génétique.

Comment conseillers et agriculteurs contribuent au développement d’un modèle d’aide à la décision pour la gestion agro-écologique de la flore adventice ?

Afin de réduire l’utilisation d’herbicides , les agriculteurs ont besoin d’outils pour concevoir des stratégies de gestion des adventices qui utilisent moins de désherbants chimiques. Dans ce but, un outil d’aide à la conception de systèmes de cultures réconciliant protection des cultures et des écosystèmes a été développé.

Changement climatique : mécanismes, impacts et solutions

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d’augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère, à l’échelle mondiale sur plusieurs années. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis les dernières décennies du XXe siècle et dont l’origine serait humaine selon le groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Risque d’un réchauffement climatique plus important à court terme induit par la variabilité multi-centennale de la circulation océanique

Pour étudier l’évolution du climat, les chercheurs utilisent des modèles numériques, basées sur les lois de la physique, qui permettent de simuler les climats passés et futurs. On constate de fortes variations de températures dans les projections des derniers modèles utilisés. Ces variations importantes de température s’observent sur des échelles de temps très longues et cela sans forçages externes de type gaz à effet de serre. Un forçage est une perturbation d’un système, ici dans le cas du système climatique, une perturbation du bilan énergétique.

Les variations internes du système climatique, telle qu’observées dans les modèles, peuvent modifier profondément le système climatique en augmentant ou diminuant fortement la température pendant plusieurs décennies.

Dans cet article, ce problème a été étudié en analysant les données fournies par 32 simulations climatiques disponibles sur la période 1850-2059 et issues du modèle IPSL-CM6A-LR. Le forçage externe est identique dans chacune des simulations (même taux de gaz à effet de serre par exemple), seules les conditions initiales, et donc la variabilité interne, change. Les simulations les plus en accord avec le réchauffement climatique observable depuis 1940, montrent un ralentissement de la circulation océanique dans l’Atlantique Nord. Ce ralentissement semble essentiellement lié à la variabilité interne dans les simulations et est en accord avec plusieurs reconstructions de la circulation en Atlantique Nord. Les simulations montrent qu’au cours des prochaines décennies, la variabilité interne de la circulation Atlantique tendrait à s’accélérer. Cela se traduirait par un réchauffement global plus important, fait qui, s’il est vérifié, mettrait en péril les tentatives de limitation du réchauffement climatique sous la barre des 2°C (Accord de Paris 2015).

Chagrin d’amour chez les poissons

Chez l’homme, les états affectifs résultent d’expériences positives ou négatives et sont mesurés grâce à des indicateurs physiologiques, neurologiques, comportementaux et cognitifs. Ces états affectifs sont influencés par des facteurs internes tels que l’état de faim ou les niveaux hormonaux et des facteurs externes comme la qualité environnementale. Aujourd’hui, des cher-cheurs ont mis en avant que les états affectifs sont porteurs d’informations sur l’état d’une rela-tion, la qualité du partenaire, par conséquent sur l’influence de la décision sexuelle : le choix du partenaire. De plus, la présence du partenaire entraîne une humeur positive chez l’homme et in-versement. Existe-t-il des similitudes entre les états affectifs de l’homme et ceux des poissons ?
C’est ce que le chercheur François Xavier DECHAUME avec la doctorante Chloé LAUBU a mis en évidence sur une espèce précise de poisson : Cichlidé Zébré Amatitlania Siquia.

Les mésanges, un langage familier : Les mésanges d’espèces et lieux différents peuvent-elles communiquer entre elles ?

Face à un prédateur, la mésange charbonnière peut le harceler afin de le faire fuir. Dans cette situation, des cris spécifiques sont émis pour attirer des individus de son espèce et d’espèces différentes. Nous testons la réponse de la mésange charbonnière Parus major à une espèce étrangère provenant du continent américain, la mésange à tête noire Parus atricapillus. La mésange charbonnière répond avec autant de vigilance à ses propres cris qu’aux cris de la mésange à tête noire. Sa réponse en termes d’approche est cependant moins forte que face à des cris de sa propre espèce. Nous interprétons ce comportement comme une baisse d’investissement lorsque le signal écouté est potentiellement moins fiable. La mésange charbonnière semble donc capable de reconnaître un cri inconnu.

Régénération du chêne en présence de compétiteurs (la molinie ou les chênes adultes)

L’échec de régénération naturelle ou par plantation est un problème récurrent dans les chênaies à molinie où la compétition pour les ressources entre les deux espèces est particulièrement forte.
Un mode de gestion visant à contenir la molinie grâce à l’ombrage des arbres adultes est un moyen de réduire la compétition interspécifique. Cependant, si la compétition avec la molinie diminue, les jeunes chênes sont alors confrontés à une plus forte compétition avec les arbres adultes, notamment pour l’eau dans le sol. Il est donc nécessaire de doser la lumière par le couvert des arbres adultes, pour réduire la croissance de la molinie tout en veillant à ne pas induire une trop forte compétition pour l’eau entre les arbres adultes et les plants de chêne.